KARATE-DO

Calligraphie de Shigeru Egami
Calligraphie de Shigeru Egami

 

En japonais, le kanji kara () signifie le vide, plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la main et, par extension, la technique avec laquelle on la réalise. dō () signifiant « voie », karate-dō peut être traduit par « la voie de la main vide » et/ou « la voie de la main et du vide », compris dans le sens « la voie de la vacuité (au sens bouddhique/Zen), réalisée par la main (les techniques) » et/ou dans le sens « la voie des techniques sans armes (dans la main) ». Les différentes interprétations ne s'excluant par mutuellement.

 

À l'origine, karaté était écrit avec les kanjis 唐手 (tō-de : main Tang ou la main de Chine). En 1935, en raison de la montée du nationalisme japonais, et aussi surtout à cause de l'antagonisme sino-japonais, et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin Funakoshi a remplacé ces kanjis, pour « gommer » l'origine chinoise, sacrifiant ainsi à l'usage japonais du moment (remplacement par des kanjis de prononciation équivalente, d'"origine" japonaise).

 

 

Le style Shito-Ryu

Créé en 1934 par Mabuni Kenwa le Shito-Ryu est l'un des 4 styles majeurs actuels de Karaté. Il est une synthèse de techniques du Shorin-Ryu de Itosu Anko et du Shorei-Ryu de Higaonna Kanryo. Mabuni nomma son style Hanko-Ryu puis Shito-Ryu en hommage à ces 2 maîtres.

Les katas de base sont visibles depuis la page Videos

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Le Dojo : le lieu de la Voie

Au Japon, la salle d'entraînement aux arts martiaux a pris le nom de Dojo par analogie, semble t'il, avec l'austérité de la salle de méditation dans les monastères zen.

 

Reishiki : l'étiquette

Protocole, convenances, règles de savoir-vivre, politesse, courtoisie, sous-tendent une éducation morale. Certains comportements en sont les aspects formels, étudiés dès le début de l'apprentissage.

 

Shin-Gi-Taï : coeur-technique-esprit

Ce triptyque synthétise les bases de l'entraînement. Taï résume la condition physique : force, souplesse, vitesse, endurance, coordination motrice. Gi englobe la biomécanique, les techniques de base, les kata, l'économie et la précision gestuelles, soit l'efficience technique. Shin désigne à la fois le coeur et l'esprit, l'intelligence émotionnelle et la force mentale, facteurs de confiance, concentration clarté, disponibilité. Shin-gi-taï développe capacité énergétique (ki), coordination et disposition à agir pour s'ajuster à la situation.

 

Source : "iaïdô, L'art vivant du sabre japonais" par Philippe Sabatier, Kyôshi 7e dan